First-Dawn

First-Dawn
Juliette: Ton nom est mon ennemi. Tu n'es pas un Montague, tu es toi-même. Qu'est-ce qu'un Montague? Ce n'est ni une main, ni un pied, ni un bras, si un visage, ni rien qui fasse partie d'un homme... Oh! sois quelque autre nom! Qu'y a-t-il dans un nom? Ce que nous appelons une rose embaumerait autant sous un autre nom. Ainsi, quand Roméo ne s'appellerait plus Roméo, il conserverait encore les chères perfections qu'il possède... Roméo, renonce à ton nom; et, à la place de ce nom qui ne fait pas partie de toi, prends-moi tout entière.
Roméo: Je te prends au mot! Appelle-moi seulement ton amour, et je reçois un nouveau baptême: désormais je ne suis plus Roméo.
Juliette: Mais qui es-tu, toi qui, ainsi caché par la nuit, viens de te heurter à mon secret ?


Prologue ;



Je supplierais terre et ciel pour réussir à décrocher un dernier baiser de ses lèvres. Les bourrasques de vent qui s'infiltrent sous mes vêtements me provoquent des frissons. Se dressant sur ma peau,ils me font presque claquer des dents. Calculant rapidement dans ma tête,plus que trois pas et un saut avant d'être enfin apaisée. J'avance d'un pas. Son visage me reviens en tête. Ses traits habituellements lisses et apaisés sont à présent tendus et nerveux. Sa bouche est déformée dans un rictus à la fois désolé et appeuré. Ses yeux reflètent une immense tristesse. '' Que veux-tu Edward. Tu viens de me laisser seule. Espèrait-tu vraiment que je survivrais sans toi ? Foutaises mon cher. '' M'autorisais-je à penser. Faisant un autre pas,notre premier baiser me revint en tête. Des perles salées déferlèrent sur mes joues. Sans prendre la peine de les essuyer,j'hulai au vent. Pourquoi ces souvenirs m'assaillent-ils maintenant ? Pourquoi ne l'ont-ils pas faits lorsque je le désirais tant ? Faisant un autre pas,j'apperçois à présent le vide sous mes orteils. Je prends une grande respiration. '' Bella,non. '' Sa voix est à présent infiniment claire dans mon esprit. Un lèger sourire se dessine sur mes lèvres. Je penche mon corps vers l'avant. '' Je vais sauter Edward. Tu n'a aucune raison d'être effrayé. Sans toi,la mort est évidente. Maintenant ou demain,quelle différence ? ''. '' Bella. Je resterai toujours avec toi,n'est-ce pas suffisant ? La bille me monte à la gorge. Ces mêmes paroles. Prononcées lors de notre bal. '' Foutaises ! Tu viens tout juste de me quitter ! '' , hurlai-je devant la brise. Et ce qui se produit me glaça le sang. J'entendis un gémissement se perdre dans le vent. Un sanglot étouffé puis,mon nom hulé. Je compris qu'il souffrait autant que moi. Je me reculai et m'éffondrai sur le bord de la falaise,genoux contre poitrine. Je laissai aller mes larmes,refoulées depuis trop longtemps.



« Bella,tu viens de sauver ta peau. Mais est-tu au courant que seule toi le sais ? »


Avec ...
Esmée & Carlisle , Renée & Charlie , Rosalie & Emmett , Alice & Jasper , Bella & Edward & Maleeka ( Meilleure amie humaine de Bella Personnage Fictif ).

# Posted on Friday, 23 January 2009 at 2:30 PM

Edited on Saturday, 14 March 2009 at 7:41 PM

«Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.»

«Ce que l’amour peut faire, l’amour ose le tenter.»
D'ailleurs, parce que le vent,
comme on dit, n'est pas à la poésie,
ce n'est pas un motif pour que la poésie ne prenne pas son envol.
Tout au contraire des vaisseaux,
les oiseaux ne volent bien que contre le vent.
Or la poésie tient de l'oiseau.
[ Victor Hugo ]

___Exerçant une pression contre ma cage thoracique,je fermai les yeux. Assise sous un chêne,détachant mes cheveux,j'hummai la douce brise qui glissait sur mon visage. Sentant pratiquement sa douce odeur fruitée,je me laissai emporter dans l'imaginaire. Dans celui-ci,ses bras entouraient encore ma taille de guêpe. Ses doigts glacés parcouraient encore mes flancs et mes bras. Ses lèvres de marbre se promenaient encore contre mon échine. Ses doigts martelaient encore et toujours mes cuisses,les caressant comme les touches ivoires de son piano. Remuant ces souvenirs,sa douce mélodie me revint en tête. Celle que notre passion avait inspiré,la plus belle mélodie du monde. Inconsciamment,j'incrustai silencieusement une larme sur ma joue. Je me souviens encore,de ces tendres moments qui provoquent aujourd'hui le malheur de mon coeur. Le simple fait d'essuyer une larme,voir deux,m'évoquait des souvenirs.
- Bella ?
- Maleeka ... , murmurai-je pour moi-même.
___Maleeka Nostrano,ma meilleure amie depuis le jardin d'enfant. Le premier regard échangé avec elle avait été parsemé de larmes. Ma mère venait de me laisser dans les bras de l'éducatrice et je ne voulais point y rester. J'avais eu beau huler et pleurer,elle m'avait jetté un regard triste,et elle était partie. Et ce fut à ce moment précis,alors que j'avais les larmes aux yeux,le nez dégoulinant et les mains serrées en poings,Maleeka vint me sourire. Je le lui rendis timidement et sans m'en rendre compte,elle me fit un câlin. M'entraînant vers les autres,elle me prêta ses livres imagés. Depuis ce temps,nous traversons toutes nos épreuves ensembles. Elle sèche désormais mes larmes,celles qu'il fait couler.
- Bella,pourquoi t'entêtes tu à rester seule dans ton coin ? me questionna-t-elle en s'assoyant près de moi.
- Je ne veux pas te troubler Maleeka
- Tu ne me déranges jamais et tu me trouble encore moins !
- Je ne veux pas t'exposer ma souffrance. J'ai trop mal pour en parler.
___Elle saisit gracieusement ma main,enlaçant ses doigts aux miens par la même occasion. Je posai ma tête contre son épaule et elle pencha sa tête sur la mienne. Je me risquai à fermer les yeux,sachant comme toujours que ces affreux souvenir referaient surface immédiatement.
___« Comme tu es belle Isabella » Relâchant violamment les doigts de Maleeka,lançant mon sac sur le sol,je me levai en un battement de cils. Les larmes roulaient sur mes joues. Ma vision se troubla. Un voile de haine venait tout juste de s'y mêler. Je serrai les poings. Sentant la peau de mes jointures brûler,je continuai sans trop y penser.
- Non , hurlais-je contre le vent.
___Le traitre ! Il venait tout juste de m'envoyer l'écho de sa voix,celle qui me tenaillait le coeur. Sentant mon âme se déchirer,mon coeur palpiter,je me retournai brusquement vers Maleeka qui tremblait en me regardant,visiblement apeurée.
- Je...Je dois être seule un moment. Je ne reviendrai pas de la journée , murmurai-je en prennant mon sac.
___Plaquant mes talons et mon sac contre la poitrine de Maleeka,elle les prit dans ses mains sans hésiter. Je lui fis un bref sourire peu convaincant et me mis à courir. L'air frais collait mes mèches contre mon visage. Mes pieds frôlaient le gravier brûlant. Mais mains étaient moites,ce qui était fort peu habituel. Le vent s'engouffrait sous mes vêtements. Parcourue de frissons,je plaquai mes bras contre ma poitrine. Je continuai ma course sans jamais cesser de retourner de tout bords tout côtés son prénom. Lorsque j'y repensais,j'avais une profonde haine qui remontait en moi. Elle me bloquait complètement. Comment pouvais-je seulement ressentir de la haine pour celui qui tient mon coeur en cage. À la fois simple et complexe. Pourquoi m'avait-il quitté. Pourquoi avais-je dû faire confiance à mon côté téméraire. Si celui-ci s'était calmé,je n'aurais jamais hésité devant une falaise. Je n'aurais jamais penser sauter. Sa soeur,Alice,n'aurait jamais vu mon futur assez troublant. Il ne serait jamais partit,il n'aurait pas vécu la mort. Il serait encore là,avec moi. Il me murmurerait encore tendrement pendant des heures que j'étais sa vie. Hélas,maintenant,je me rends compte que j'étais véritablement sa vie. J'étais celle qui le maintenait en vie,et en même temps,je suis sa meurtrière. L'homme qui faisait de mes jours des rêves illuminés vient de s'éteindre.

01 Commentaire Expressif pour être prévenu(e).
25 Commentaires pour le chapitre 02

# Posted on Friday, 30 January 2009 at 5:59 PM

Edited on Monday, 02 February 2009 at 4:59 PM

« La bouche obéit mal lorsque le coeur murmure. »

« La bouche obéit mal lorsque le coeur murmure. »
Un baiser, qu'est-ce ?
Un serment fait d'un peu plus près,
un aveu qui veut se confirmer,
un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer ;
c'est un secret qui prend la bouche pour oreille.
[ Cyrano de Bergerac ]

___C'est avec une dextéritée impressionnante que repoussai les feuilles et branches de ma vision. Le visage baissé vers mes pieds,je tentais vainement de ne plus trébucher. Mes jambes se tordaient de douleur. Il faisait présentement nuit. Depuis plusieures heures j'étais dans une forêt,cherchant un quelconque indice qui pourrait m'indiquer le bon chemin. Je m'assis doucement sur un tronc d'arbre mouillé et laissai mes larmes couler sur mes joues. J'étais perdue,trempée et seule. Posant mon front contre mes paumes réunies,je fermai les yeux. Sombrant peu à peu dans le sommeil,un bruit de feuilles me fit relever la tête. Je fermai les yeux et mes mains se crispèrent. Mon coeur battait la chamade. Qui traînait donc ici ? Je sentis un souffle lèger se perdre dans la forêt,plus que silencieuse. Lentement,une brise glaciale et fruitée me fouetta le visage. Mes ongles s'enfonçaient dans mes paumes. Ce souffle de glace,cette odeur,j'aurais pu la reconnaître à des kilomètres à la ronde. Mais hélas,je devais avouer que mon imaginaire me jouait des tours. Puis,une pression de marbre se fit sur mes lèvres. Un souffle nouveau explora ma bouche. Des mains emprisonnèrent mon cou. Glissant de temps à autre sur mes épaule frigorifiées. Mordillant faiblement ma lèvre inférieure,l'être dont je soupçonnais le nom grogna doucement de mécontentement. Stupidement,je gardais les yeux clos. Je savais pertinament que je rêvais et que si j'ouvrais les paupières,ce sentiment si vraisemblable s'évaporerait. Entremêlant ses doigts dans mes cheveux,son souffle se heurta contre mon cou. J'ouvris un peu plus les lèvres,en demandant plus,mais je ne le reçus pas. Soudainement,plus rien. J'ouvris mes yeux,qui s'embuèrent rapidement,il n'était plus. Je me couchai sur le flanc,toujours contre le tronc d'arbre humide. Sans vraiment m'en rendre compte je posai le bout de mes doigts sur mes lèvres,les survolant doucement. Mes lèvres s'étirèrent en un sourire franc. Si je venais d'halluciner,alors j'étais tout de même heureuse. Malgré sa mort,je me rendais bien compte que mon coeur s'était éprit du sien.

- Bella ? Isabella Swan ? Dites-le moi si vous m'entendez !
___Ce n'est qu'après avoir ouvert les yeux et m'être étirée comme un chat que je me rendis compte que le sommeil m'avait vaincue. Je redressai mon dos en une ligne droite et mon visage je figea de douleur. Je me levai,secouant mes jambes et mes vêtements empoussièrés. Des pas se rapprochaient. Un visage m'apparut entre les feuilles des buissons. Je retins un hoquet de terreur. Mes mains se crispèrent et j'heurtai violamment la jambe de l'individu d'un coup de pied.
- Calmez vous mademoiselle Swan ! Venez plutôt avec moi.
- Quoi ? Vous êtes complètement mala...
- Votre père,Charlie Swan,est à votre recherche depuis plus de trois heures ! , m'interrompit-il.
- Oh mon dieu ! Charlie ! Où est-il ?
- Venez,il est devant a forêt.
___Sans prendre le temps de le suivre,je courrus rapidement à travers les branches et les feuilles. Je lançai de temps à autres un bref « Merci » à l'homme,lorsqu'il m'empêchait de tomber. Arrivée devant l'ouverture de la forêt,je vis Charlie,mon père,hurlant aux patrouilleurs de continuer de chercher. Je courrus vers lui en criant son nom. Il se retourna vivement vers moi et me prit dans ses bras. Serrant ma tête contre sa veste de cuir,il m'embrassa maintes fois le crâne.
- Oh Isabella ! J'ai eu si peur ! , me murmura-t-il continuant son manège affectif.
- Je vais bien Charlie,ne t'inquiètes plus , dit-je en relevant le regard vers le sien.
- Mais que faisait-tu dans cette forêt ma bella ? , me questionna-t-il,fronçant les sourcils.
- Je..Je marchais. Je voulais me calmer , mentis-je en regardant mes chaussures,crasseuses.
- Bien. Et je t'en pris,cesse avec Chalie. Je suis ton père Isabella ! , marmonna-t-il,visiblement agacé.
___Couchée sur le flanc gauche,tournée vers la fenêtre je fixais l'épaisse noirceur de l'extérieur. D'épaisses formes marchaient,courraient et des voix criaient de l'extérieur. Fermant les yeux,je passai mes doigts contre mes tempes,les malaxant légèrement. Ma tête se faisait de plus en plus lourde. Lorsque quelques instants plus tôt j'avais enfilé mon pyjama,j'avais cru entrevoir une silhouette perchée contre ma fenêtre. Allant l'ouvrir,je ne décelai aucune présence,sauf quelques adolescents,criant et jurant les uns contre les autres. Alors que je sombrais peu à peu dans un sommeil profond,comme à mon habitude,j'entendis des grattements. Ouvrant les yeux,je vis des ongles se heurter contre ma fenêtre. Mon poul s'accéléra,le sang battait de plus en plus vite dans mes tempes et mes mains devenaient de plus en plus moites. Je me levai avec précaution de mon lit et me dirigea avec lenteur vers ma fenêtre. Lorsque j'y jettai un regard,mon sang se glaça. Je me laissai tomber lourdement contre le sol,rabattant mes genoux contre ma poitrine. Des perles coulèrent de mes yeux et un haut le coeur me surprit. Depuis quand était-elle là ? Était-ils revenus avec elle ?
- Bella,ouvres moi cette fenêtre , me supplia son soprano chantant.

01 Commentaire Expressif pour être prévenu(e).
25 Commentaires pour le chapitre 03

# Posted on Sunday, 01 February 2009 at 4:53 PM

Edited on Monday, 02 February 2009 at 6:50 PM